Les Princes de la Ville : quand le hip-hop devient un espace d’expression et d’émancipation
Du 10 avril au 4 mai 2025, La Fabrique – Made in Bagnolet a accueilli l’exposition Les Princes de la Ville, un projet d’éducation artistique et culturelle mené par l’artiste visuelle Claire Courdavault avec les élèves du dispositif ULIS du collège Georges Politzer de Bagnolet. Réalisé en partenariat avec Citoyenneté Jeunesse et La Fabrique – Made in Bagnolet, ce projet s’inscrit dans le cadre du dispositif « La Culture et l’Art au Collège », initié par le Département de la Seine-Saint-Denis.
Pensé comme un projet de territoire, Les Princes de la Ville invite les élèves à se constituer en tribu hip-hop, en explorant les codes de cette culture comme leviers d’expression, de fierté et de reconnaissance. Le hip-hop est ici envisagé comme un langage visuel et corporel, mais aussi comme une manière de se raconter, de se positionner et de prendre place dans l’espace collectif.
Se raconter autrement
À la croisée du dessin, de la customisation textile et de la photographie, les élèves ont imaginé leur alter ego hip-hop. Ils ont inventé leur blaze, travaillé une identité visuelle, conçu des vêtements et des accessoires inspirés du streetwear, expérimenté des postures corporelles et participé à un shooting photographique final. Chaque étape du projet a permis d’explorer la question de l’identité, à la fois individuelle et collective, dans un cadre bienveillant et exigeant.
Pour Claire Courdavault, dont le travail interroge la représentation de soi et des autres, l’adolescence est un moment clé où l’identité se construit, se négocie et se transforme. En s’appropriant les codes du hip-hop – culture de l’affirmation, de la solidarité et du geste partagé – les élèves ont trouvé une manière artistique et joyeuse de dire qui ils sont, et comment ils souhaitent être regardés.
Une pratique artistique tournée vers la transmission
Artiste habituée à investir l’espace public, Claire Courdavault développe une pratique du dessin qui se déploie du papier aux murs de la ville, à travers des fresques, des installations et des projets participatifs. Son travail, foisonnant et minutieux, tisse des récits où se mêlent l’intime et le collectif, le sacré et le profane, la mémoire et la transformation. La transmission occupe une place centrale dans sa démarche : le dessin devient un outil d’expression, de confiance et d’émancipation.
Dans Les Princes de la Ville, elle a co-construit une œuvre collective avec les élèves, en intégrant leurs imaginaires et leurs sensibilités dans un processus de création partagé. L’exposition restitue cette aventure à travers une série de portraits, de dessins et d’objets créés par les élèves, témoins d’une métamorphose où l’image devient un moyen de reconnaissance et de prise de parole.
Donner à voir l’école inclusive
Ce projet a également fait l’objet d’un documentaire réalisé par la Délégation Académique à l’Action Culturelle (DAAC) de l’Académie de Créteil, dans le cadre d’une série consacrée à l’école inclusive. Le film met en lumière les parcours des élèves, les pratiques pédagogiques et artistiques développées pour les accompagner, et la manière dont la création artistique peut devenir un puissant levier d’expression et d’apprentissage.
Direction : Principale du collège Georges Politzer de Bagnolet : Nicole Darquier
Équipe pédagogique du collège Georges Politzer de Bagnolet et de l’IME Bernadette Coursol : Déborah Chicheportiche, Frédérique Duchemin, Anne Vanière, Marie Jacquemin
Intervenante principale : Claire Courdavault
Intervenante chorégraphe : Malka Amekpom-Zloto
Le projet est réalisé en partenariat avec l’association Citoyenneté Jeunesse et La Fabrique – Made in Bagnolet, dans le cadre du dispositif « La Culture et l’Art au Collège », initié par le Département de la Seine-Saint-Denis.
En juin 2025, les jeunes collégiens étaient réuni sur la scène de la BnF (Bibliothèque Nationale de France) pour présenter leurs productions journalistiques.
Mettre en avant certaines femmes inspirantes qui se battent au quotidien, et interroger l’égalité femmes-hommes : voici le cœur du magazine « En avant toutes » fabriqué par les élèves de 4ème5 du collège Honoré de Balzac de Neuilly-sur-Marne.
Dans la continuité de son ouvrage « Matriarches », la photographe Nadia Ferroukhi a accompagné les élèves de 4ème5 du collège Honoré de Balzac de Noisy-le-Grand dans la fabrication d’un magazine photographique visant à mettre en lumière des femmes inspirantes. Initié.e.s au métier de photojournalistes, les élèves ont suivi toutes les étapes de la fabrication du magazine, des recherches sur le sujet traité à l’élaboration de la maquette, en passant par la menée d’interviews. Amenené.e.s à se questionner autour de l’égalité femmes-hommes, ils.elles ont par ailleurs retracé l’histoire de la lutte pour les droits des femmes et ont (re)découvert les grandes figures féministes associées. Leurs démarches journalistiques se sont finalement concrétisées à travers différents temps forts :
Un reportage hors les murs au sein de l’association des « Femmes Relais de Bobigny ». Les élèves ont trouvé l’association et se sont rendu.e.s sur place pour rencontrer et photographier ses membres, qui œuvrent au quotidien pour aider les habitant.e.s de proximité dans le besoin.
Un reportage au collège, où ils.elles ont interrogé la communauté éducative autour de l’égalité femmes-hommes.
Une rencontre avec Viviane Lebeau, porte-drapeau de l’association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, interviewée par les élèves en tant que rare femme porte-drapeau du département.
Les élèves ont finalement choisi les photos et rédigé les légendes, afin d’éditer leur magazine collectif.
Les acteurs du projet
Les photojournalistes de la 4ème5 du collège Honoré de Balzac de Neuilly-sur-Marne :
Chargée de projets : Zélie Duban, chargée de projets, avec la complicité de Julie Beneux
L’équipe enseignante : Anne-Marie Delort, professeure d’histoire-géographie Isabelle Perroton, professeure de français Anne Le Quinio, professeure d’espagnol
Ce magazine « En avant toutes ! » a été réalisé par les élèves de 4ème 5 du collège Honoré de Balzac de Neuilly-sur-Marne, avec la photojournaliste Nadia Ferroukhi, en partenariat avec l’association Citoyenneté jeunesse, dans le cadre d’AGORA un programme d’éducation aux médias et à la liberté d’expression, initié par le département de la Seine-Saint-Denis
En écho à la formule de Marcel Duchamp, « c’est le regardeur qui fait le tableau », les projets Œuvres en Résidence (OER) invitent les jeunes à s’approprier l’art contemporain : à regarder les œuvres, à les interpréter, à en faire matière à récit et à création. Porté par Citoyenneté Jeunesse, en partenariat avec la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis, ce programme met en dialogue élèves, artistes et œuvres au cœur des établissements scolaires. L’édition 2024–2025 témoigne une nouvelle fois de la capacité de la création artistique à ouvrir des espaces d’expression, de pensée et de confiance, et à révéler des regards singuliers sur le monde.
La série de projets « Œuvres en résidence » (OER) est conçue comme un partage des regards, entre des collégien·ne·s et des œuvres de la collection départementale d’art contemporain. Cette mise en dialogue se fait par l’entremise :
d’un·e artiste qui présélectionne dans la collection des œuvres qui l’inspirent pour les partager avec une classe et engager les jeunes dans un processus de création autour des œuvres ;
ou d’un·e curateur·rice qui amène les élèves à concevoir leur propre exposition
En 2024/25 cinq aventures artistiques ont eu lieu en Seine-Saint-Denis. Nous vous proposons d’entrer dans la fabrique de ces regards pluriels autour des arts visuels.
« Les 4 parts d’amour» – Collège George Politzer – Bagnolet
du 6 au 21 mars 2025 – Le Château de l’Etang – Bagnolet
« Le titre de l’exposition fait référence au travail de recherche curatoriale. En effet, prenant comme point de départ le genre cinématographique de la comédie romantique, les élèves ont visionné plusieurs films, aussi cultes que plus récents, afin de décortiquer leurs schémas narratifs. La rencontre, la relation, la déception amoureuse et enfin le happy end constituent les 4 étapes classiques étudiées pendant les séances. Comprendre la segmentation du récit a aidé les élèves à sélectionner des œuvres dans le but de raconter une histoire d’amour. Totalement imaginée à partir des photographies, des peintures, des dessins visionnés au collège, puis précisée à l’aide d’ateliers d’écriture avec l’auteur Antonin Crenn, celle-ci raconte l’amour naissant d’un jeune couple, entre balade romantique à la plage et rendez-vous manqué au restaurant. En découvrant les œuvres de la collection départementale de la Seine-Saint-Denis par le prisme de la fiction (ici en l’occurrence, la fiction amoureuse), les élèves ont réussi à s’affranchir des a prioris voire de l’étrangeté ressentis parfois face à l’art contemporain. Ainsi, la série photographique 45° de Brice Bourdet a été interprété comme un moment entre le comique et le dramatique, représentant l’instant des retrouvailles. Ou encore, la série Intrigues végétales de Martine Aballéa a servi à bien distinguer les chapitres de l’exposition tout en évoquant le romantisme du récit. Également, la série de dessins d’Anne Rochette 13 feuilles du carnet rouge a permis de symboliser, par leurs abstractions, les différentes émotions éprouvées par les deux protagonistes tout en sous-entendant, par leurs plasticités, l’intimité de ces sentiments. Le parcours culturel, comprenant des spectacles et des visites d’expositions, a aidé les élèves à mieux appréhender la thématique comme lors de l’atelier sur le discours amoureux à la cinémathèque de Paris ; mais surtout à mieux comprendre la méthode curatoriale de « l’exposition-fiction », notamment en visitant l’exposition Faits divers – Une hypothèse en 26 lettres, 5 équations et aucune réponse au MAC VAL, qui consiste à penser un deuxième niveau de lecture des œuvres pour plonger les visiteur·euses dans une fiction. »
C’est une phrase du quotidien, une expression furtive que l’on se chuchote entre ami·es, entre complices, pour dire ce que l’on ne peut pas ou que l’on ne veut pas formuler tout haut. TMTC, c’est une manière d’évoquer l’intime sans l’exposer, de parler d’un vécu en s’abritant derrière un clin d’œil partagé. Une exposition sur l’amour, ses formes, ses contradictions, ses blessures, ses métamorphoses. Une exposition qui prend appui sur des œuvres issues de la collection départementale de la Seine-Saint- Denis, dans le cadre du dispositif La culture et l’art au collège. TMTC, c’est ce que l’on ressent sans toujours le dire. Ce titre évoque l’implicite, les sentiments partagés sans être nommés. À travers ce projet, les élèves confrontent leurs représentations à celles des artistes, questionnent les normes, racontent ce qui échappe aux discours. L’exposition devient un espace de dialogue, de création collective et d’émancipation, à hauteur d’adolescents. Entre poésie et engagement, une tentative de dire l’amour au présent. Séduction, alchimie, intimité, stéréotypes de genre, vivre ensemble, altérité : les œuvres choisies ouvrent le débat. L’amour y est désir, fusion, lutte, jeu de masques, lien aux autres et à soi. En tant qu’artiste plasticien engagé dans une pratique collaborative et transversale, j’ai proposé aux élèves de partir d’œuvres existantes pour initier une réflexion personnelle et collective. Dans certaines œuvres sélectionnées, comme l’œuvre « tente-refuge » de Lucie Orta, l’intime devient politique, en permettant d’aborder la question du regard : comment est-on perçu quand on sort des normes, et comment peut-on se réapproprier son image, son histoire, ses désirs comme ceux de Sarah dans l’œuvre de Juliette Saint-Sardos ? Il ne s’agit pas d’atteindre une vérité unique sur l’amour, mais de révéler une pluralité de récits, de regards, de sensibilités. Ce que l’on voit dans l’exposition, ce sont des fragments d’émotions, des interrogations sincères, des tentatives de dire l’indicible. On y devine l’amour sous toutes ses formes : comme lien, comme tension, comme projection, comme utopie d’un monde en mutation, perceptible chez Vanessa Fanuele ou encore chez Hélène Delprat. TMTC est finalement une façon de dire que les choses importantes ne s’expliquent pas toujours, mais qu’elles se vivent, se ressentent et se partagent.
Les élèves de la classe d’UPEAA du collège Elsa Triolet de Saint-Denis
Artiste – plasticien : Michel Jocaille
Chargée de projets : Nina Villaume
Enseignant.e.s: Mme Médina
« L’infinité de milieux »– Collège Jean Jaurès – Montfermeil
du 25 mars au 4 avril 2025 – Médiathèque du petit Prince – Montfermeil
« Tout a commencé par une image. Celle-ci figurait un lieu étrangement commun. Cette photographie de Marie Gandois pouvait renvoyer avec cette lumière artificielle qui ménage en même temps une pénombre, à un vestiaire, un gymnase, un hôpital, une école. Un espace liminal, un espace d’entre-deux que les collégiens de 5e6 du Collège Jean Jaurès de Montfermeil ont pressenti comme à la fois familier et légèrement inquiétant. Au travers d’ateliers d’écriture à partir d’œuvres de la collection départementale de Seine-Saint-Denis, ils ont peu à peu imaginé un parcours, une succession de niveaux entre lesquels ils pouvaient circuler, comme dans un jeu vidéo. Penser la circulation entre les œuvres, avec les émotions que cela implique, a été l’objet de nombreuses discussions. Quel est le point de bascule vers le fantastique ? Les œuvres choisies avec les différents points de vue et techniques qu’elles supposent, amenaient des passages à négocier lors de sessions d’édition collective où chacun et chacune pouvait amener sa phrase mais aussi faire des propositions pour donner plus de cohérence ou de mystère à l’ensemble. C’est la notion de milieu qui s’impose au moment de choisir un titre en commun. Alors que tous et toutes relèvent le caractère ambigu, presque duel, des œuvres sélectionnées en listant des couples d’opposition, le terme de milieu se dégage comme commun. C’est à la fois l’idée de l’entre-deux et celle d’un environnement ; un milieu dans lequel il serait possible d’évoluer comme le personnage d’une fiction. Un espace complexe, dense, ramifié qui est peut-être interconnecté. Le terme permet de dépasser le clivage traditionnel entre centre et périphérie et d’imaginer des circulations. A partir de ce terme d’autres apparaissent comme ceux d’infini et de vide. La notion d’infini ne va pas sans crainte. Instinctivement lescollégiens et collégiennes l’ont ressenti, choisissant sciemment d’explorer cette voie, de se mettre en danger, de proposer une exposition inquiétante, reflet d’une actualité anxiogène, d’un monde devenu oppressant depuis les confinements. La figure humaine n’apparaît que lointainement dans les œuvres laissant à première vue un vide, proposant un décadrage avec le quotidien. Percevoir autrement le vide a été l’un des enjeux de ce projet avec l’ambition de voir aussi ce qu’il permet, ce qu’il autorise notamment en termes de projection pour un observateur ou un joueur. »
du 3 au 14 mars 2025 – Centre Culturel Salvador Allende de Neuilly-Sur-Marne
Le projet mené par Saïda Essafiry s’est construit à partir d’une réflexion sur les mémoires post-coloniales et les savoirs longtemps marginalisés dans les récits dominants de l’art. En prenant appui sur une sélection d’œuvres de la Collection départementale d’art contemporain, les élèves ont été invités à interroger ce qui fait mémoire, héritage et culture, et à questionner les cadres à partir desquels l’art est reconnu, transmis ou invisibilisé.
À travers des parcours culturels mêlant expositions, arts visuels et arts vivants, les élèves ont développé un regard à la fois critique et sensible sur les œuvres rencontrées. L’observation attentive, le débat et l’échange ont constitué des outils essentiels pour dépasser les premières impressions et engager une lecture située des œuvres, en lien avec leurs propres expériences et histoires. Le travail s’est ainsi attaché à décloisonner le regard artistique, en faisant dialoguer références institutionnelles et récits intimes.
Certaines œuvres ont joué un rôle structurant dans cette exploration, notamment Le Roman algérien de Katia Kaméli, dont le montage d’archives et d’images a permis d’aborder la fabrique des mémoires collectives, ou encore l’installation photographique de Claire Zaniolo, qui évoque la transmission familiale à travers les gestes du quotidien. Ces références ont nourri une réflexion autour de la nature comme premier paysage transformé, espace de résistance et de projection mémorielle.
Les élèves ont ensuite traduit ces questionnements dans leurs propres productions, à travers un travail photographique et plastique mené dans les espaces naturels proches du collège. Ces images ont progressivement donné naissance à une narration collective, composée de peintures, de collages et d’objets conçus comme des artefacts hybrides, entre réalité et fiction. La scénographie finale a été pensée comme un espace de médiation, mettant en résonance les œuvres de la collection et les créations des élèves, et invitant les visiteur·euses à une lecture plurielle des mémoires contemporaines.
les élèves de 4e du collège Georges Braque de Neuilly-Sur-Marne
Artiste, plasticienne : Saïda Essafiry
Chargée de projets : Céline Gatel
Enseignant·e·s : Aurélie Ubéda (Histoire-géo), Claire Di Folco (Français)
« Battle de danse hip-hop à la rencontre de l’art contemporain – Collège Jean Jaurès – Villepinte
du du 25 novembre au 20 décembre – Salle polyvalente du collège Jean-Jaurès
Les acteur·rice·s du projet Les élèves de la classe D’ULIS du collège Jean Jaurès Artiste – Danseur : Nicolas Faubert Chargée de projets : Florence Chouaieb Enseignant.e.s: Emilie Gilles
Le programme Œuvres en Résidence se déroule dans le cadre des parcours Culture et art au collège portés par le Département de la Seine-Saint-Denis et l'association Citoyenneté Jeunesse.
Les élèves de 5ème A du collège Gustave Courbet de Romainville ont, au travers de la gravure et du dessin, porté un regard nouveau sur leur espace vécu. Accompagnés de la plasticienne Négare Emdadian, ils sont partis à la recherche des détails architecturaux au cours d’une balade : fenêtres, moulures, escaliers, textures, mobilier, ou encore pavages sont autant d’éléments témoignant du vivant qu’ils ont reproduit sur linoléum, produisant des figures abstraites. Ils y ont ensuite transposé, à la manière de l’artiste, un animal dessiné d’après photo, introduisant une nouvelle dimension, figurative, poétique.
Les œuvres des élèves ont été mises en valeur lors d’une exposition au collège.
Pour découvrir le projet dans son ensemble cliquez ici
Les acteurs du projet
Les élèves de 5ème A du collège Gustave Courbet de Romainville
Artiste : Négare Emdadian, plasticienne
Chargée de projets : Marion Seine
Enseignante : Madame Delteil
Ce projet a été conçu et mis en œuvre dans le cadre du dispositif « La Culture et l’Art au collège » initié par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.
A travers un atelier chorégraphique, les élèves de 4ème A du collège Georges et Maï Politzer de Montreuil se sont exprimé.e.s sur la question de l’image de soi.
La Délégation Académique à l’Action Culturelle (DAAC) de l’Académie de Créteil a réalisé une série de documentaires consacrée à l’inclusion, mettant en lumière la diversité des élèves et les pratiques pédagogiques développées pour les accompagner. Ces films sont accessibles sur la chaîne DAAC Créteil.
Dans l’un des derniers épisodes, la DAAC s’est rendue à Bagnolet pour suivre Princes de la ville, un projet d’éducation artistique et culturelle mené avec des élèves issus de dispositifs ULIS et IME. À travers ce documentaire, la caméra capte les gestes, les paroles et les cheminements des élèves engagés dans un projet artistique collectif, encadré par des artistes et des professionnel·les de l’éducation.
Le film donne à voir une école inclusive en actes, où l’enseignement s’adapte aux besoins spécifiques de chaque élève et où la création artistique devient un levier d’expression, de confiance et d’apprentissage. Loin des discours théoriques, Princes de la ville montre comment les dispositifs ULIS, SEGPA et IME peuvent s’inscrire dans des projets exigeants, ambitieux et profondément humains.
Ce documentaire constitue un témoignage précieux sur les enjeux actuels de l’inclusion scolaire et sur la place essentielle de la culture dans les parcours éducatifs. Il rappelle que l’école inclusive ne se résume pas à des dispositifs, mais qu’elle se construit au quotidien, à travers des projets partagés et des regards portés autrement sur les élèves.
Le projet est réalisé en partenariat avec l’association Citoyenneté Jeunesse et La Fabrique – Made in Bagnolet, dans le cadre du dispositif « La Culture et l’Art au Collège », initié par le Département de la Seine-Saint-Denis.
Continuer la lecturePrinces de la ville : un regard sensible sur l’école inclusive
Les élèves de 3ème E du collège Jean Moulin de Montreuil se sont initié.e.s au portrait photographique dans le but de décrire leur territoire et celles et ceux qui le peuplent.
L’association Citoyenneté jeunesse revient en image et en mot sur les projets d’éducation aux médias qui se sont déroulés dans les collèges de la Seine-Saint-Denis.
Un atelier de création pour réfléchir et représenter la diversité des familles.
Comment représenter la famille ? Derrière ce mot simple et compris par tout le monde se retrouvent différentes réalités, plus ou moins larges : les parents, les beaux-parents, les frères et sœurs, peut-être des cousin.e.s, des grands-parents, des éducatrices et éducateurs, etc.
La série de projets « Œuvres en résidence » (OER) est conçue comme un partage des regards, entre des collégien·ne·s et des œuvres de la collection départementale d’art contemporain. Cette mise en dialogue se fait par l’entremise :
d’un·e artiste qui présélectionne dans la collection des œuvres qui l’inspirent pour les partager avec une classe et engager les jeunes dans un processus de création autour des œuvres ;
ou d’un·e curateur·rice qui amène les élèves à concevoir leur propre exposition
En 2022/23 cinq aventures artistiques ont eu lieu en Seine-Saint-Denis. Nous vous proposons d’entrer dans la fabrique de ces regards pluriels autour des arts visuels.
« Jeux de mains : un tour du monde des artistes » Collège Fabien – Saint-Denis
Du 13 avril au 29 mai 2023 – Musée d’art et d’histoire Paul Eluard de Saint-Denis.
Premier volet du cycle d’expositions participatives Faites vos jeux ! au Musée d’art et d’histoire Paul Eluard de Saint-Denis
L’exposition « Jeux de mains : un tour du monde des artistes » est le fruit du travail de la classe de 5ème4 du collège Fabien (Saint-Denis), qui s’est approprié le temps d’une année scolaire le métier de commissaire d’exposition dans le cadre d’un projet portant sur un thème précis : les matériaux travaillés autrefois dans les corporations médiévales, également retrouvés dans des œuvres d’art plus récentes, avec des techniques parfois similaires, parfois différentes.
Accompagnée par Andréanne Béguin, commissaire d’exposition, ainsi que par ses enseignant·e·s et le chargé de projet de l’association Citoyenneté jeunesse, la classe a œuvré ensemble à la conception et l’élaboration d’une exposition. Les séances étaient organisées par thèmes et portaient sur des métiers et des matériaux différents. En parallèle, des visites d’expositions ont nourri la réflexion. Puis, les élèves ont sélectionné au sein de la Collection Départementale de la Seine-Saint-Denis quinze œuvres, toutes uniques et différentes et les ont présentées au public du Musée d’art et d’histoire Paul Eluard.
Les élèves de 5ème 4 du collège Fabien de Saint-Denis
Commissaire d’exposition : Andréanne Béguin
Chargé de projets : Clément Tramoy
Enseignant·e·s : Marion Duvignau, Théo Benquet, Lucie Duquerty, Isabelle Baules, Audrey Bourcier et Cyril Santana
« Présent.e.s » – Collège Jean Vilar – Villetaneuse
Du 28 mars au 27 avril 2023 – Médiathèque Annie Ernaux à Villetaneuse
« Présent ! » répond l’élève qu’on appelle au début du cours. La réponse paraît simple : « Je suis présent dans la classe. » Pourtant, les œuvres réunies à la médiathèque Annie Ernaux, choisies dans la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis, interrogent cet enjeu de la présence. « Mon corps est ici, dans cet espace… » Je suis une personne en trois dimensions : un volume dans un autre volume, comme des boîtes, ou comme les lignes tracées par Jean-François Lacalmontie. Un petit être contenu dans un grand paysage… à moins que ce soit le paysage qui se déploie dans ma tête, comme l’archipel dans les ailes du papillon de Marcel Miracle ?
Si je me déplace dans le lieu, je change de point de vue et le décor se modifie (l’anamorphose proposée par Georges Rousse), les objets changent de forme (la sculpture de Tjeerd Alkema). « Je suis présent, oui, mais je ne suis pas seul » : le personnage d’Abraham Hadad se dédouble dans le miroir ; l’ombre peinte par Arni Sigurdur Sigurdsson est celle d’une personne qu’on ne peut pas voir… peut-être déjà partie ? Dans le film de Maria Thereza Alves, une voix suggère qu’un personnage hante le décor brumeux… Qui sont ces présences qui nous accompagnent ?
Le collage d’Ernest Pignon-Ernest rappelle le fantôme de ceux qui ont habité nos lieux familiers, avant nous : les absents ne sont-ils pas présents, à leur manière, si l’on se souvient d’eux ? Et les personnages de fiction, ne vivent-ils pas avec nous, dans l’espace de nos imaginaires ? On fait semblant, on invente des histoires.
« Et si… ? » Les reconstitutions d’Édouard Levé proposent des gestes décalés, en-dehors de leur lieu habituel, comme un mime. Quant à Philippe Ramette, c’est le décor tout entier qu’il transforme en terrain de jeu.
Les élèves de 5ème du collège Jean-Vilar, accompagnés par l’écrivain Antonin Crenn, ont exploré les mêmes questions que ces artistes. Leurs récits et leurs poèmes, leurs souvenirs et leurs désirs, leurs histoires fantastiques, sont venus cohabiter avec l’exposition pour dialoguer avec les œuvres… et répondre, à leur tour : « Présent·e·s ! »
du 11 mai au 21 mai 2022 – Parc départemental de la Poudrerie
La chorégraphe Anne Guillemin danse in situ dans l’espace urbain. Elle souligne par ses chorégraphies les lignes, les rythmes, les chemins etc. qui le composent et propose une manière plus poétique de le regarder, de l’investir. A l’occasion de sa participation au programme Œuvres en résidence, Anne Guillemin a sélectionné dans la Collection départementale d’art contemporain des œuvres photographiques qui font écho à son travail. Par le choix du cadre, la mise en scène ou le montage, ces œuvres présentent l’espace sous un jour nouveau, souvent en décalage avec notre pratique quotidienne.
A ses côtés, les élèves de 6ème du collège Camille Claudel de Villepinte, accompagné·e·s de leurs enseignant·e·s et de l’association Citoyenneté jeunesse, ont exploré le territoire du collège et ses environs à la manière des artistes de l’exposition. Choisir un cadrage, tracer un cadre, souligner l’architecture, positionner son corps, etc. sont autant d’exercices que les élèves ont pu découvrir au fil des ateliers, toujours en lien avec les œuvres de la Collection. De ce dialogue entre la photographie et la danse sont nées de nouvelles photographies, mais aussi une vidéodanse et une performance dansée.
Enseignant·e·s : Marina Hoisnard, Alban Gohaud, Jacques Suaire et Noémie Baillet
« La trace des origines » – Collège Anatole France– Les Pavillons-sous-Bois
Du 11 mars au 2 avril 2023 – Espace des arts de Pavillons-Sous-Bois
Après plusieurs mois aux côtés du duo de commissaires d’exposition Sarah Nasla & Margot Rouas, les élèves de la 3ème 3 du Collège Anatole France ont présenté l’exposition « La trace des origines » à l’Espace des Arts. Les élèves sont parti·e·s à la découverte d’une sélection de photographies de la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis et sont devenu·e·s, le temps d’un projet des apprenti·e·s commissaires d’expositions. En explorant la thématique des diasporas les élèves ont choisi de montrer certaines œuvres photographiques en les regroupant autour de trois thèmes : Se représenter – Se projeter et Rêver Ils·elles sont parti·e·s de leur expérience personnelle des réalités plurielles pour questionner ce terme.
Que sont les diasporas ? Le mot lui-même est au premier abord un peu flou. Et c’est bien là tout l’enjeu du projet : comment traiter un sujet aux réalités multiples et complexes sans le réduire à une définition figée ? Pour ce faire, les élèves ont été invité·e·s à aborder le sujet de différentes manières : par la discussion, la découverte et l’analyse d’œuvres. Mais aussi en allant à la rencontre d’artistes et de propositions artistiques (spectacles, lieux culturels) qui portent un regard sur les liens affectifs, culturels, économiques ou politiques que l’on peut entretenir avec un pays qui n’est pas celui dans lequel on vit. Ces liens sont tantôt réellement présents au quotidien, vécus et partagés, tantôt niés, oubliés, imaginés voire même rendus “exotiques” au point de prendre la forme d’un ailleurs fantasmé.
Parler des diasporas, c’est aussi parler de la manière de les représenter. Comment en effet parler de telle ou telle diaspora autrement que par des stéréotypes, des lieux communs ? Et comment en explorer, plutôt, la richesse et la pluralité ? Par ailleurs, comment (se) raconter et se réapproprier des histoires collectives ou personnelles liées à l’immigration ? Les acteur·rice·s du projet :
Les élèves de 3ème3 du collège Anatole France – Les Pavillons-Sous-Bois
Commissaires d’exposition : Sarah Nasla & Margot Rouas
Chargé de projets : Clément Tramoy
Enseignant·e·s : Stéphanie Jarrad, Laure Fagny et Pierre-Olivier Balu,
« Le récit des corps » – Collège Jean-Baptiste Corot- Le Raincy
du 10 novembre au 13 décembre 2022 – Salle Polyvalente du collège
La plasticienne Tereza Lochmann a accompagné les élèves de 6ème3 du collège Jean Baptiste Corot dans l’exploration sensible du lien qu’il y a entre le corps et la narration.
L’exposition « Récit des corps » met en dialogue des œuvres de la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis avec des productions plastiques réalisées par les élèves.
À partir d’une présélection d’œuvres de la Collection départementale centrée sur les représentations du corps humain et animal, les élèves se sont interrogé·e·s sur les imaginaires et les récits que ces images convoquent. Comment retranscrire les émotions suscitées par les corps représentés par Anne Rochette, Glen Baxter, Lulu Larsen, Frédérique Loutz, Fréderic Bruly Bouabré ? Que ressent-on face à ces tableaux ? Évoquant tour à tour le plaisir, la découverte, le mouvement…
Tereza Lochmann a invité les jeunes collégien·ne·s à imaginer et raconter une suite aux œuvres présentées en utilisant trois techniques à la base de sa pratique : le dessin, la gravure et l’aquarelle .
L’exposition réunissait la sélection des œuvres de la Collection départementale qui a inspiré les élèves et leurs productions réalisées en atelier.
Le programme Œuvres en Résidence se déroule dans le cadre des parcours Culture et art au collège portés par le Département de la Seine-Saint-Denis et l'association Citoyenneté Jeunesse.
« Nous et notre Terre » et « Un avenir de plastique ? » : deux séries photographiques qui interrogent l’emprise croissante des déchets…
Le projet « Ensemble c’est tout ? » a invité des élèves de Seconde à appréhender le vivre ensemble et l’engagement citoyen à travers la lutte pour le climat et l’environnement.
Dans le cadre d’ateliers avec la photographe Delphine Blast, les élèves se sont familiarisés avec la problématique de la pollution et des déchets à partir d’un reportage réalisé par l’artiste en République Dominicaine. Un territoire aujourd’hui terriblement touché par « l’épidémie » des déchets qui empoisonne le quotidien des habitants, en particulier des plus pauvres.
Initiés à la pratique du portrait, les élèves se sont embarqués dans une exploration de leur territoire et ont expérimenté la photographie de studio. Tour à tour, ils ont endossé le rôle de photographes et de modèles.
Tels une seconde peau, ces déchets produits par l’industrie s’accumulent sur la planète inexorablement… Cette démarche a été propice à l’expression d’un point de vue à la fois sensible et citoyen sur des questions d’une brûlante actualité : comment repenser notre rapport à la Terre et au vivant et sensibiliser autrement sur la place grandissante et désormais problématique des déchets dans la vie quotidienne ? Comment vivre ensemble sans les déchets ?
La série « Nous et notre Terre », constituée de portraits enrichis de motifs naturels, revient sur la relation à la nature et sur le rapport que chaque élève entretient avec son environnement proche.
La série « Un avenir de plastique ? », constituée de portraits de studio, pointe la matérialité des déchets plastiques, leur omniprésence au quotidien.
Les acteurs du projet
Les élèves de la seconde 10 du Lycée Michel Ange de Villeneuve-la-Garenne
Photographe Delphine Blast
Chargé de projets : Clément Tramoy
Enseignantes : Mmes Ouadah et Espinasse
Le projet est réalisé en partenariat avec Citoyenneté jeunesse dans le cadre du dispositif de la Région Ile-de-France « Transmission des valeurs citoyennes et de la République » et des actions éducatives à destination des lycées.
A partir de souvenirs liés à des moments de révolte, les élèves de 4ème D du collège Georges et Maï Politzer de Montreuil ont réalisé une série de journaux filmés.
En s’appuyant sur les propos de Marcel Duchamp « c’est le regardeur qui fait le tableau », les projets « Œuvres en résidence » (OER) sont des invitations faites aux jeunes de jouir des œuvres pour ce que l’on y voit, ce que l’on peut en faire, ce que l’on veut en dire.
La série de projets « Œuvres en résidence » (OER) est conçue comme un partage des regards, entre des collégiens et des œuvres de la collection départementale d’art contemporain. Cette mise en dialogue se fait par l’entremise :
d’un artiste qui présélectionne dans la collection des œuvres qui l’inspirent pour les partager avec une classe et engager les jeunes dans un processus de création autour des œuvres ;
ou d’un.e curateur.rice qui amène les élèves à concevoir leur propre exposition
Cette année cinq aventures artistiques ont eu lieu en Seine-Saint-Denis. Nous vous proposons d’entrer dans la fabrique de ces regards pluriels autour des arts visuels.
« 93 sur mer » – Collège Gérard Philipe – Aulnay-sous-Bois
Du 2 avril au 15 mai 2022 – Espace Gainville
Accompagnés par le curateur Thomas Conchou curateur, les élèves ont pu s’exercer à la pratique du commissariat d’exposition, de la sélection des œuvres à l’accrochage. En partenariat avec l’école d’art Claude Monet, ils ont investi l’Espace Gainville pour proposer leur exposition.
En point de départ, Thomas Conchou a soumis aux élèves le recueil de poèmes de Tarek Lakhrissi, « Fantaisie Finale », qui parle de la jeunesse, de la construction de l’identité, des rêves, des réseaux sociaux, etc. Les élèves ont choisi ensemble les quatre poèmes qui leur plaisaient le plus, ceux qui faisaient écho à leurs aspirations et préoccupations. Ils ont ensuite découvert une sélection d’une centaine d’œuvres variées en lien avec les thématiques des poèmes, et choisi celles qui dialoguaient le mieux avec ceux-ci. Il a fallu ensuite définir les espaces attribués à chaque poème et décider de l’accrochage.
Leur exposition s’appelle « 93 sur mer » en référence à une œuvre de Clarisse Fouquin qui a particulièrement fait réagir les élèves.
Pour voir le film qui raconte le projet cliquer ici
Les acteurs du projet :
Les élèves de 5ème C du collège Gérard Philipe, Aulnay-sous-Bois
DES IMAGES SUR LES MURS – Collège Marais de Villiers – Montreuil
Du 24 mars au 4 avril 2022 -Mémorial de la Shoah à Drancy – centre de documentation – 1er étage
Tout au long de l’année scolaire, les élèves de la 3ème Lee Miller du collège Marais de Villiers à Montreuil, accompagnés par la photographe Rose Lecat ont exploré les images attachées à La cité de La Muette, de sa construction à aujourd’hui, dans la perspective d’une production artistique collective. Leur création s’inspire librement d’œuvres qu’ils ont choisi parmi la Collection départementale d’art contemporain et qui tissent des liens entre image, mémoire et lieux. L’exposition Des images sur les murs présente à la fois la réalisation des élèves et les œuvres qui ont nourri leur réflexion sur le déplacement plastique des images.
La maquette réalisée par les élèves propose une exploration sensible et singulière de la Cité de la Muette. Construite dans les années 30, la cité est d’abord la promesse d’un habitat social innovant, elle devient camp d’internement durant la seconde guerre mondiale, et retrouve sa fonction initiale en accueillant de nouveaux locataires à partir de 1949. Archives, plans, cadastres, dessins, photographies sont réunis par l’impression au cyanotype et apposés sur la maquette comme autant d’images qui collent à la peau, ici aux murs, d’un lieu chargé de mémoires.
Avec les œuvres de Kader Attia, Shimon Attie, Gianni Burattoni, Gunther Groenewege, Christian Lapie, Laurent Pernot, Michel Séméniako.
Les acteurs du projet
Les élèves de 3ème Lee Miller du collège Marais de Villiers, Montreuil
Accompagnés par la documentariste sonore Charlotte Rouault, les élèves de la 3ème 2 du collège Anatole France de Drancya ont fabriqué objet sonore sur Drancy qui aborde le sujet de la frontière. les élèves se sont embarqués dans une exploration sonore de leur territoire… Tour à tour réalisateurs, intervieweurs, narrateurs, les élèves sont partis à la rencontre des personnes qui vivent dans ce territoire et/ou le traversent.
En prenant pour point de départ une sélection d’œuvres issues de la Collection Départementale d’Art Contemporain de la Seine-Saint-Denis traitant des questions des frontières et des migrations, les élèves ont fait émerger, une pensée « par-delà les frontières ».
« VAGÀLAM’ » – Collège Louise Michel – Clichy-sous-Bois
Du 9 mai au 10 juin 2022 – Salle polyvalente
Claire Luna, commissaire d’exposition et Rim Rejichi, professeure de français, ont accompagné la classe de 5ème 5 du collège Louise Michel à Clichy-sous-Bois, dans une réflexion sur les représentations de « l’eau ». À partir d’une sélection d’œuvres de la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint- Denis, Claire Luna a initié les élèves au métier de commissaire d’exposition en questionnant les imaginaires que charrient « L’eau ». Ils ont ainsi réalisé l’exposition Vagàlam’.
Durant l’année, les élèves ont questionné la polysémie sémantique de « l’eau » : à la fois considérée comme source indispensable à la vie qui conditionne les déplacements et les comportements des êtres vivants et comme élément symbolique présent dans la littérature, les arts, les croyances, les religions ou la mythologie. Ils ont dégagé trois thèmes : l’identité, l’absurde, et le flux qui composent leur exposition.
Au fil des mois, les élèves ont nourri leurs regards d’amateurs d’art avec un parcours culturel ponctué de visites d’expositions d’art contemporain et d’une rencontre avec Ismail Bahri, vidéaste, dont une pièce a été sélectionnée par les jeunes pour l’exposition à côté d’œuvres d’une quinzaine d’autres artistes contemporains.
Les élèves de 5ème 5 du collège Louise Michel Clichy-sous-Bois
Commissaire d’exposition : Claire Luna
Chargée de projets : Carolina Cordova
Enseignante.s : Rim Rejichi, professeure de français
« ÊTRE NATURE » – Collège François Mitterand – Noisy-le-Grand
du 9 mai au 6 juin 2022 – Salle Polyvalente
Magali Lambert, photographe a accompagné la classe Ulis du collège François Mitterrand de Noisy-le-Grand vers une exploration sensible de l’art et de la Nature.
L’exposition Être Nature propose des œuvres de la Collection départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis et des productions plastiques réalisées par les élèves. À partir d’une présélection d’œuvres de la Collection départementale proches de la notion du Land Art, les élèves se sont interrogés sur les liens entre la façon de se représenter et l’environnement.
Les chemins de l’école ou les balades en forêt ont permis d’observer et de collecter divers matériaux (branches, feuilles…) et la découverte des œuvres a incité à expérimenter différents modes de création. Chaque élève a créé, à la manière de Nils Udo, d’Andy Goldsworthy, de Marinette Cueco ou encore de Charles Belle, plusieurs compositions mêlant différentes matières plastiques (peinture, collage) et des éléments de la nature collectés. Puis les élèves ont posé de profil devant l’objectif de Magali Lambert. Leur silhouette devient alors le contour et le contenant des compositions qu’ils avaient réalisées en atelier. L’image produite superpose la représentation de soi et leur réalisation de land art. Chaque « Être Nature » est une alliance, une coopération entre soi et la Nature et donne à voir le lien vivant entre les humains et leur environnement
Cette exposition a présenté une partie des fruits du travail des élèves : les « Être Nature », une sélection des compositions végétales, une galerie de portraits, une bande sonore réalisée par les élèves avec l’artiste Madeleine Guédiguian ainsi que des œuvres qui ont nourri leur réflexion.
Les acteurs du projet :
Les élèves d’ ULIS du collège François Mitterrand, Noisy-le-Grand
Artiste : Magali Lambert, photographe
Chargée de projets : Margaux Duval
Enseignant.e.s : Mme Bardeau, coordinatrice ULIS
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Les acteurs du projet :
Les élèves de 3ème2 du collège Anatole France de Drancy
Artiste : Charlotte Rouault, créatrice sonore
Chargée de projets : Clément Tramoy
Enseignant.e.s : Carole Chapé, Arts plastiques
Le programme Œuvres en Résidence se déroule dans le cadre des parcours Culture et art au collège portés par le Département de la Seine-Saint-Denis et l'association Citoyenneté Jeunesse.
En mai 2022, les jeunes collégiens étaient tous émus et fiers de monter sur la scène du grand auditorium de la BnF (Bibliothèque Nationale de France) pour présenter leurs productions journalistiques.
Photo workshop organized by Citoyenneté Jeunesse and carried out with students from the horticultural high school of Montreuil-sous-Bois.. FRA-Atelier photo organise par Citoyennete jeunesse et réalise avec des eleves du lycee horticole de Montreuil-sous-Bois.
Cliché : « Lieu commun, banalité qu’on redit souvent et dans les mêmes termes »
Les élèves de premières et deuxièmes années du CAP fleuristerie se sont interrogés sur la notion de cliché. Qu’est-ce qu’un cliché ? Quels sont ceux auxquels je suis assigné ? Comment s’en émanciper ? Accompagnés du photographe Yann Lévy, chacun et chacune a réalisé un diptyque photographique qui le représente. « Ainsi en invitant les élèves participant à cet atelier à réfléchir sur l’image qu’ils pensent que le monde extérieur a d’eux-mêmes et sur ce qu’ils veulent devenir, la photographie devient un outil d’interrogation, de communication entre le cliché ou l’assignation et la projection de son désir d’être, d’exister. »
Le premier portrait montre le cliché, le stéréotype, l’image qui enferme. Le second est libérateur, il dévoile l’image de soi à laquelle on aspire, loin des clichés.
Les acteurs du projet « Clichés » :
Les élèves de premières et deuxièmes années du CAP Fleuristerie du lycée horticole de Montreuil
Artiste : Yann Lévy, photographe
Chargées de projets : Céline Gatel et Marion Seine
Enseignant.s.es : Monsieur Siline et Mesdames Direm et Cornu
Ce projet a été conçu et mis en œuvre dans le cadre du dispositif « Ensemble c’est tout ? » initié par Citoyenneté jeunesse en partenariat avec la Région Ile-de France.
Imaginer une histoire à multiples options où l’histoire est bouleversée selon les options choisies par le joueur… Tel est le défi que se sont donnés les élèves de 4ième du collège Joliot Curie de Stains.
À l’heure des réseaux sociaux et du virtuel, les élèves de 6ième du collège Lucie Aubrac de Villetaneuse se sont interrogées sur les questions d’identité, d’image et d’estime de soi au sein d’un collectif à travers une performance dansée.
Deux classes ont réalisé des films très poétiques à partir d’images issues de plusieurs films d’univers très différents.
Cette année, les élèves du dispositif ULIS du collège Jean Baptiste de Dugny et les 6ième du Collège Painlevé de Sevran ont élaboré deux films avec Eugénia Atienza et Benoît Serre, artistes de la Compagnie Hors Piste. Conçus selon la technique dite du « mashup », les films assemblent différents extraits de films sans lien les uns avec les autres. C’est à partir de cette superposition d’images qu’une nouvelle histoire a été imaginée. Les films « Le week-end formidable de Kikujiro » et « La vague » sont issus de ce processus de création consistant en un « remontage » d’un film à partir de différents extraits d’autres films.
Les acteurs du projet
Les élèves du dispositif Ulis du collège Jean Baptiste Clément à Dugny et 6ième dy Collège Painlevé de Sevran
Artiste : Eugénia Atienza et Benoît Serre, artistes de la Compagnie Hors Piste
Chargés de projets : Clément Tramoy et Florence Chouaïeb
Enseignant.s.es : Rachid Ben Amar, Coordonnateur Ulis et Pauline Hérault, Amandine Pauriol et Noémie Michel.
Ce projet a été conçu et mis en œuvre dans le cadre du dispositif « La Culture et l’Art au collège » initié par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.
Danser en choisissant une contrainte à porter, qui limite les déplacements du corps, tel est le défi que le danseur Fabien Almakiewicz a lancé aux élèves de 5ièeme 6 du collège Descartes du Blanc-Mesnil.
Cette année, les élèves de la 5ème 6 ont créé une performance avec le danseur Fabien Almakiewicz. Fondée sur le choix d’une contrainte à porter limitant les déplacements du corps, « Une danse pour vous » est une partition chorégraphique invitant à repenser le mouvement et le rapport au corps.
Agora _ restitution des residences de journalistes 2020/21 -BNF, paris . 8 juin 2021. rencontre co-organisee par Citoyennete Jeunesse, l'Academie de Creteil Edication Nationale, Seine St Denis le departement. ateliers aux colleges Politzer et Travail Langevin de Bagnolet / Andre Houel de Romainville / JJ Rousseau du Pre saint Gervais.
En juin 2021, les jeunes collégiens étaient tous émus et fiers de monter sur la scène du grand auditorium de la BnF (Bibliothèque Nationale de France) pour présenter leurs productions journalistique.
Continuer la lectureLa question de l’engagement dans les médias : défis relevé par les collégiens !
Les élèves de la classe de 3e Pierre-Nora du collège Marais-de -Villiers, à Montreuil ont réalisé le Journal des ambassadeurs de la mémoire sur l’histoire du camp de Drancy. Ils ont été choisis pour représenter le Mémorial de Drancy pendant l’évènement national des Ambassadeurs de la Mémoire.
Les élèves de 6eme 6 du collège Marie Curie aux Lilas ont travaillé avec la journaliste et créatrice sonore Madeleine Guédiguian autour d’une réflexion sur la place des jeunes dans les médias. Expérimentant la démarche du journaliste et les spécificités du média sonore, ils ont réalisé au fil des ateliers une émission radiophonique nourrie de chroniques et débats pour chaque sujet choisi collectivement : mangas, jeux vidéo, racisme dans les médias et la place des réseaux sociaux. Le traitement de ces sujets a cheminé avec des phases d’écoute, d’échanges et de recherches vers cette émission que nous vous proposons de découvrir en version courte ou longue !
Les acteurs du projet
Les élèves de 6eme 6 du collège Marie Curie aux Lilas
Artiste : Madeleine Guédiguian, journaliste et créatrice sonore
Chargée projets : Laura Ronca
Enseignant.es : Clara Pinault, Marie Cédart, Annabelle Téboul
Ce projet a été conçu et mis en œuvre dans le cadre du dispositif « La Culture et l’Art au collège » initié par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.
Prendre soin de l’environnement, comprendre l’impact de nos habitudes quotidiennes sur la planète, découvrir comment changer notre comportement… Les élèves de 6ème1 du collège Joliot Curie de Stains ont cherché à répondre à ces questions à travers les différentes interviews qu’ils ont menées cette année pour créer ce journal.
Continuer la lectureCréer un journal sur l’alimentation et l’environnement, défi relevé !
Les élèves des quatre classes de 1ères STMG du Lycée Suger (Saint-Denis) ont choisi de se répartir et s’impliquer sur le projet qu’ils préféraient, parmi quatre propositions artistiques traitant la thématique du vivre-ensemble, chacun et chacune à sa manière.
Avec le rappeur Edgar Sekloka, les élèves ont écrit et enregistré une chanson traitant de l’amour comme fondement de la société, vecteur de tolérance.
Avec la comédienne Serena Reinaldi, ils ont expérimenté l’improvisation et l’écriture théâtrale autour du thème « Moi aussi, je veux devenir président »
Avec la photographe Sophie Loubaton, les élèves ont réfléchi et réalisé des photographies autour de l’idée de partage, de ce qu’il est possible de dévoiler de soi à travers la photographie.
Enfin, avec la comédienne Alvie Bitemo, ils ont été initiés à la prise de parole en stand-up, traitant du féminisme et ses implications dans la vie de tous les jours.
Les acteurs du projet :
Les élèves des quatre classes de 1ère STMG du lycée Suger de Saint-Denis
Artistes :
Edgar Sekloka, rappeur
Serena Reinaldi, comédienne
Sophie Loubaton, photographe
Alvie Bitemo, comédienne
Chargée de Projets : Margaux Duval
Enseignant.s.es : Farid Habi, Sofia Noukass, Stéphane Lautisser, Khadija Boulahya et Mounia Boussadia, professeur.es de Sciences de gestion & économie-droit.
Ce projet a été conçu et mis en œuvre dans le cadre du dispositif « Ensemble c’est tout ? », soutenu par la Région Ile-de-France.
« Dans la jolie commune de Neuilly-sur-Marne, deux illustres collèges, d’égale dignité, enflamment à nouveau leurs antiques querelles » …
Ainsi commence l’histoire de Roméo et Juliette, revisitée par les 4e 9 du collège Honoré de Balzac. Accompagnés de la comédienne Serena Reinaldi, les élèves ont réécrit et interprété une histoire d’amour entre deux élèves de collèges rivaux, et les problématiques auxquelles se confrontent le jeune couple : stéréotypes, pression sociale, altérité, féminisme…
Les apprentis-auteurs de la 6eme 4 du collège Georges Politzer de La Courneuve ont de « Bonnes nouvelles » à partager ! Que ce soit des vacances en famille, des épopées fantastiques, ou encore des réussites culinaires, les élèves ont partagé dans ce recueil de nouvelles leurs histoires, réelles ou imaginaires. Accompagné.e.s par l’auteur Antonin Crenn, ils et elles ont pu découvrir différents procédés littéraires, jusqu’à écrire leurs propres histoires.
« Coucou papi, est-ce que tu écoutais de la musique quand t’étais jeune ? »
Les 3eme A du collège Gisèle Halimi d’Aubervilliers sont partis à la rencontre de leurs héritages, histoires et mémoires. Accompagnés de la comédienne et menteuse en scène Sarah Rees, ils ont ainsi exploré « le récit qui génère une mise à distance, le rapport intergénérationnel, la musique comme témoin de moments-phares de nos vies ».
A partir d’interviews de personnes de leur entourage, les élèves ont travaillé avec l’artiste à une mise en corps et théâtre de ces témoignages individuels pour faire naitre un récit collectif au plateau. Du fait de la situation sanitaire, la création a été adaptée, prenant la forme d’un film théâtral et sensible, narrant de façon chorale l’histoire de ces différentes rencontres.
Les acteurs du projet
Les élèves de 3eme A du collège Gisèle Halimi d’Aubervilliers
Artiste : Sarah Rees, comédienne, autrice et metteuse en scène
Réalisation : Sarah Rees et Nicolas Novak
Chargée de projets : Laura Ronca
Enseignantes : Esther Bassilana, Isabelle Darras,
Ce projet a été conçu et mis en œuvre dans le cadre du dispositif « La Culture et l’Art au collège » initié par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.
Durant l’année scolaire 2020-2021 les élèves de la 4ème D du collège Politzer à Montreuil ont voyagé dans le temps et l’espace. Une partie de la classe terrienne et l’autre martienne ont travaillé en parallèle l’une de l’autre, et ont construit des banques d’images retouchées reflétant la vie en l’an 3000 dans notre système solaire : sur Mars et sur Terre.
Avec la chorégraphe Marion Faure, les élèves de 6e D du collège Jacques Prévert à Noisy-le-Grand ont expérimenté le mouvement et l’espace au sein de leur collège.
Les élèves de 5ième du collège Liberté de Drancy sont partis à la découverte de leur collège à travers le mouvement, la danse et le corps.
Cette année, les élèves de la 5ème F ont été initiés à la danse in situ par l’artiste Anne Guillemin. Au sein de leur collège, ils ont utilisé les éléments architecturaux de leur choix pour créer deux courtes vidéos-danse. Les histoires de « Par la fenêtre » et « Au balcon » vous proposent de partir à la découverte du collège Liberté d’une manière sensible et originale.
Des êtres hybrides ont vu le jour grâce aux élèves de 6e B du collège Victor-Hugo de Noisy-le-Grand et à la photographe Magali Lambert. La classe s’est exercée à l’hybridation avec la technique du couper/coller/assembler, puis par le dessin à la peinture, sur des photos de l’artiste… et sur leurs propres images réalisées en atelier.
Leurs modèles : des animaux naturalisés apportés par Magali et d’autres, bien vivants, rencontrés lors de sorties. Magali a ensuite photographié les élèves en studio afin qu’il s’hybride soi-même. Qui sont ces personnages ? Humains ou animaux, photos ou dessins ? À la frontière des genres, chacun a écrit l’histoire de sa créature, accompagné par Antonin Crenn, auteur.
En s’appuyant sur les propos de Marcel Duchamp « c’est le regardeur qui fait le tableau », les projets « Œuvres en résidence » (OER) sont des invitations faites aux jeunes de jouir des œuvres pour ce que l’on y voit, ce que l’on peut en faire, ce que l’on veut en dire.
crédits photo : Aurélien Mole
La série de projets « Œuvres en résidence » (OER) est conçue comme un partage des regards, entre des collégiens et des œuvres de la collection départementale d’art contemporain. Cette mise en dialogue se fait par l’entremise :
d’un artiste qui présélectionne dans la collection des œuvres qui l’inspirent pour les partager avec une classe et engager les jeunes dans un processus de création autour des œuvres ;
ou d’un.e curateur.rice qui amène les élèves à concevoir leur propre exposition
Cette année cinq aventures artistiques ont eu lieu en Seine-Saint-Denis. Nous vous proposons d’entrer dans la fabrique de ces regards pluriels autour des arts visuels.
En juin 2024, les jeunes collégiens étaient réuni sur la scène de la BnF (Bibliothèque Nationale de France) pour présenter leurs productions journalistiques.
Continuer la lectureSe Transformer pour Transformer le Monde : Les Résidences de Journalistes 2023-2024